(Cet article paraîtra dans le numéro de juillet 2011 des Cahiers Bernard Lazare)
Un grand comédien, qui a joué un nombre impressionnant de fois Hamlet, me faisait récemment remarquer que, s’agissant de la déclamation la plus célèbre du théâtre mondial, tout dépendait du moment où l’acteur posait sa respiration. En effet, selon qu’il ne faisait qu’un seul bond pour parcourir la phrase – « Etre ou ne pas être » - ou selon qu’il y introduisait un temps de suspension –« Etre ou ne pas, être », le s...