Je n’ai pas l’outrecuidance de me mêler de l’échange amical qui a été publié par Régis Debray et Élie Barnavi, sous le titre Régis Debray À un ami israélien avec une réponse d’Elie Barnavi (Café Voltaire, Flammarion, 2010), mais, si je m’y introduis malgré moi, c’est parce que je réagis, comme lecteur qui occupe la place du tiers exclu : le Français juif.
« Exclu » ne veut pas dire « discriminé », mais refoulé, celui dont la mise à l’écart est nécessaire pour que l’échange ait lieu comme il a l...